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Dossier : La gouvernance du monde 2ème partie

2ème partie :

Qui dirige le monde financièrement ?

Introduction :

Ce sont de très grandes familles et des organisions puissantes et multimilliardaires.

Les grandes familles ont leurs différentes sociétés côté en bourse. Elles se sont liées entre elles afin de protéger leurs investissements. Elles n’ont pas peur de manipuler les gouvernements afin d’arranger des lois en leur faveur, au détriment des peuples. Pour les organisions, elles unissent les pays entre elles, afin de pouvoir passer des lois et réorganiser leur système de fonctionnement comme bon leur semble suivant les évènements mondiaux.

Quelques citations :

« Il est aussi dans l'intérêt d'un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu'il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu'il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu'il n'ait pas le temps pour la rébellion. » Aristote (384-322 A. J.-C.)

« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd'hui plus sophistiqué et préparé à l'entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale des siècles passésDavid Rockefeller, Commission Trilatérale 1991.

Comme vous allez le voir, il y a des familles et des personnalités juives. Mais attention, il ne faut pas tomber dans l’antisémitisme ! Et je ne cautionne pas la théorie du complot sioniste.

Quelles sont ces familles et personnes ainsi que les organisations souvent citées ?

Dossier : La gouvernance du monde 2ème partie

La famille Rothschild

C’est une famille aux origines juives ashkénazes allemandes.

Le patronyme fut adopté par leur ancêtre Isaac Elchanan, qui emprunta son nom de famille à la petite maison étroite qu'il occupait avec sa famille dans la Judengasse (rue des Juifs) de Francfort-sur-le-Main en Allemagne. Le nom Zum roten Schild, c'est-à-dire en français : « À l'Écusson rouge », ou encore « À l'Enseigne rouge », donna ainsi naissance à un nouveau patronyme : « Rothschild ».

Mayer Amschel Rothschild, né Mayer Amschel Bauer (1744-1812) va transformer le modeste commerce de prêt sur gages créé par son père en une banque et va devenir le gérant de la fortune de Guillaume Ier, électeur de Hesse-Cassel. Il achète une banque à Francfort en 1750, cela a permis à cette famille de débuter dans le commerce bancaire international. Les fils de Mayer ouvrir des banques à Berlin, Vienne, Paris, Naples et Francfort. Sa fille ainée se maria avec Benedikt Moses Worms de la dynastie banquière Worms.

Le 29 septembre 1822, l'empereur d'Autriche François Ier éleva au rang de barons les cinq fils. Leur blason porte cinq flèches qui symbolisent les cinq branches de cette famille.

Au cours du XIXe, ils deviendront d'importants financeurs et actionnaires dans l'exploitation minière et le développement du rail, deux des piliers du développement des économies industrielles en Europe. Les changements à la tête des gouvernements et d'autres événements politiques, jouèrent un rôle, positif ou négatif, sur la fortune de la famille.

3 événements furent marquants pour la famille :

Dossier : La gouvernance du monde 2ème partieDossier : La gouvernance du monde 2ème partie

Branche autrichienne, dite branche de Vienne

À Vienne, Salomon Mayer Rothschild créa une banque dans les années 1820 et l'empereur leur donna un titre de noblesse pour leurs services. Le krach de 1929 eut un impact sur l'activité bancaire de la famille, le Baron Louis Von Rothschild essayant de consolider alors la Creditanstalt pour éviter la faillite. L'Anschluss en 1938, la famille du abandonner ses banques et fuir. Les palais Rothschild furent confisqués et pillés par les nazis. En 1999, le gouvernement autrichien a accepté de rendre à la famille Rothschild 250 œuvres d'art volées par les nazis et qui se trouvaient dans les musées autrichiens.

Branche italienne, dite branche de Naples, transportée à francfort

L'unification de l'Italie en 1861 conduisit à la fermeture de la banque de Naples, fondée par Calmann "Carl" Mayer Von Rothschild.

Branche allemande

Amschel Mayer Rothschild, portant, à une inversion prêt, le même nom que son père reprit les affaires de la famille en Allemagne, n’ayant aucune descendance sa linier s'éteignit à sa mort en 1855

Branche allemande, dite branche de Naples, après la mort de Amschel Mayer Rothschild de Francfort

Wilhem Carl Von Rothschild (1828-1901), banquier. Il n'eut que des filles. Son frère et lui descendaient de la branche de Naples. Son gendre, Maximilian Benedict Von Goldschmidt-Rothschild, mourut à Francfort en 1940.

Branche anglaise, dite branche de Londres

Nathan Rothschild (1777-1836), installé à Manchester, puis à Londres, il est le fondateur de la banque londonienne. Le général Wellington en 1814 se voit prêter de l'or pour continuer sa guerre en Espagne contre Napoléon. Deux titres de noblesse ont été successivement créés pour la branche anglaise : un premier titre de baronet, puis un titre de baron, tous deux transmissibles en ligne masculine exclusivement.

La banque deviendra au cours du XIXe siècle une des principales banques de l'empire britannique.

Lionel de Rothschild (1808-1879), son fils financera le gouvernement britannique pour sa prise de participation dans le canal de Suez (4 millions de livres sterling), se lancera, comme la branche française dans le développement du rail. Son fils Alfred de Rothschild sera pendant vingt ans l'un des directeurs de la banque d'Angleterre. La Rothschild Bank financera Cecil Rhodes dans le développement de la British South Africa Company. Leopold de Rothschild (1845-1917) gèrera la compagnie.

Avec la branche française, Rothschild Frères, ils prendront le contrôle de la compagnie minière espagnole de cuivre Rio Tinto et deviendront les principaux actionnaires des mines de diamants de Beers d'Afrique du Sud. D'autres membres de la famille devinrent également des universitaires ou des scientifiques comme Walter Rothschild, zoologiste reconnu qui laissa son nom à différentes espèces (girafe de Rothschild, Petrogale rothschildi).

Le quatrième fils du fondateur de la branche, Nathaniel de Rothschild (1812-1870), parti de Londres pour Paris en 1850 afin de rejoindre son oncle James Mayer Rothschild, fondateur de la branche française. Il acquit en 1853 le château Brane Mouton, un cru bordelais de Pauillac et le renomma Château Mouton Rothschild qui allait devenir un des crus les plus renommés au monde. Ses descendants, dont Philippine de Rothschild, actuelle propriétaire du cru, sont quelquefois rattachés à la branche française.

Branche française, dite branche de Paris

Jakob Mayer “James” Rothschild (1792-1868). Sa banque est rue Laffitte à Paris.

Collectionneur d'art, passionné de chevaux, de vin et philanthrope, il fera également construire le château de Ferrières. Ses descendants perpétueront la tradition et la renommée de la famille dans la banque mais aussi dans les écuries de course de chevaux, dans les vignobles il achète le Château Lafite Rothschild dans le Bordelais.

La branche française soutient l'effort de guerre en 1870 et certains membres combattent en 1914 et 1940.

Guy de Rothschild reçoit ainsi la croix de guerre 1939-1945.

Durant la seconde guerre mondiale l'ensemble des biens de la famille est confisqué par le régime de Vichy et l'occupant allemand, sa collection d'art étant pillée. La banque est relancée à la Libération, elle sera nationalisée en 1981 avec l'arrivée de la gauche au pouvoir.

David de Rothschild, fils de Guy, alors âgé de 39 ans, décidera alors de créer une nouvelle banque en France.

En 1953, Edmond de Rothschild (1926-1997) crée ce qui va devenir le groupe LCF Rothschild.

En 2003, il prend la tête de NM Rothschild, qui rassemble les activités des branches anglaise et française.

Benjamin de Rothschild en 1997, il prend la direction groupe LCF Rothschild dont les secteurs sont : la finance, le conseil patrimonial, la gestion, du conseil, et de l’assurance.

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La famille Rockefeller

L’empire a été fondé par John D. Rockefeller, puis c’est David Rockefeller, qui succède à son grand-père pour gérer la fortune familiale.

Ancien président de la Chase Manhattan Bank. Il est à l'initiative de la création de la Commission Trilatérale. La famille est toujours actionnaire des sociétés issues du démantèlement de la Standard Oil, principalement Exxon Mobil. Elle s’est aussi diversifiée dans l'immobilier.

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Qui est David Rockefeller ?

Il est né le 12 juin 1915 à New York.

Il est diplômé de l'université Harvard (Boston) et de l'université de Chicago (doctorat en 1940). Il est officié à la Chase Manhattan Bank de 1946 à 1981. Il est président et officier directeur exécutif de 1969 à 1980, et continue comme président jusqu'à sa retraite en 1981. Il a été président du Comité du Conseil international des banques. Il est impliqué dans des organisations culturelles et éducatives.

Il fonda en 1963 le Business Group for Latin America, devenu Conseil des Amériques, à la demande du président John F. Kennedy. Celui-ci visait à promouvoir le libre-échange via un forum d'échange entre grandes entreprises présentes en Amérique latine (IT&T, Anaconda Copper, etc.) afin de contrecarrer l'influence de la Révolution cubaine. Il est président non-exécutif du Rockefeller Center Properties Trust and RCP Holdings. Il est président honoraire de la Société des Amériques, de la Commission Trilatérale (fondateur et président honoraire), du Council on Foreign Relations et de l'Université Rockefeller.

Il est aussi président de The Rockefeller University Council, ainsi que président émérite du Museum of Modern Art de New York. Il a cofondé le Groupe de Bilderberg en 1954 à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas.

Citation : « Nous sommes à la veille d'une transformation globale tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le nouvel ordre mondial. »

La Famille de Warburg

C’est une famille Juive-Allemande de banquiers. Leur premier ancêtre connu était Simon von Cassel, qui est mort en 1566. La famille s’installa au 17ème siècle à Altona, près de Hambourg. Le nom de famille de la ville de Warburg. Les frères Moïse Marcus Warburg et Gerson Warburg ont fondé M.M.Warburg et Co établissement bancaire en 1798 qui est toujours en existence. Siegmund George Warburg fonde la banque d'affaires S. G. Warburg et Co à Londres en 1946.

Eric Warburg fonda : Warburg Pincus à New York en 1938. Il est actuellement un des trois associés de M.M.Warburg et de Cie. La famille est divisée en deux lignes : Alsterufer Warburg et Mittelweg Warburgs. Ils ont pris leurs surnoms des adresses respectives des frères à Hambourg.

Les frères étaient des fils de Moïse Marcus Warburg. Siegmund George Warburg était de la ligne d'Alsterufer ; les quatre frères Aby, Maximum, Paul et Felix étaient de la ligne de Mittelweg. Warburgs américain et allemand. Un des membres de la famille était Felix Warburg aux Etats-Unis. Il était un banquier et un philanthrope, et sa maison de New York City est devenue le Musée juif.

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Paul Warburg, le fondateur de la Réserve fédérale des États-Unis.

La branche allemande de Warburg Maximum qui est un des fondateurs d’IG Farben conglomérat industriel, il aidera le troisième Reich.

Tous les membres de la famille de Warburg s'étaient sauvés aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne dès 1938. Cependant, deux cousines, la mère et la fille Gerta et Betty Warburg, se sont caché à Altona jusqu'en 1940, ont été capturés par les nazis et sont morts dans le camp de concentration à Sobibor.

Eric Warburg, fils de Warburg Maximum, s’est retiré en Allemagne et a été influent pour redonner une bonne réputation de l'Allemagne après la deuxième guerre mondiale. Le fils d'Eric, également appelé Maximum, est actuellement un associé dans M.M. Warburg et Cie à Hambourg.

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Henry Kissinger

Heinz Alfred Kissinger le 27 mai 1923 à Fürth en Allemagne, est un politologue et diplomate américain. Juif et Allemand de naissance, il émigre en 1938 pour fuir les persécutions nazies, il devient citoyen américain en 1943. Il devient interprète pour les services secrets durant la Seconde Guerre mondiale. En 1946 de retour en Amérique, il va étudier à Harvard. Il devient conseiller à la sécurité nationale américaine, puis devient secrétaire d'État du gouvernement républicain de Richard Nixon Il est l'un des rares personnages de l'administration Nixon à être réellement populaire. Il n'est pas mis en cause lorsqu’éclate le scandale du Watergate, gagnant ainsi une réputation de « clean man ».

En 1974, sous la présidence de Gerald Ford, il garde son poste de Secrétaire d'État et démissionne de son poste de conseiller à la sécurité nationale en 1974.

En décembre 1975, lui et Gerald Ford rencontrent le président de l'Indonésie Soeharto. Ils auraient approuvé, à la suite de la déclaration d'allégeance de quatre parties du Timor oriental à l'Indonésie, l'imminente annexion par celle-ci de ce territoire, en vue d'unifier l'île de Timor, dont les Indonésiens possèdent déjà l'autre moitié. Cette annexion conduisit au massacre de 200 000 habitants par les soldats indonésiens. Il a toujours affirmé son ignorance à l'égard de cette invasion, à l'encontre de documents soutenant le contraire.

Promoteur de la Realpolitik, il jouera un rôle important dans la diplomatie américaine au cours de la Guerre froide de 1968 à 1977, il est l'un des artisans de la signature des Accords de paix de Paris. Il inspirera la politique de la détente avec l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et jouera un rôle crucial dans le rapprochement avec la Chine à partir de 1971.

Il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1973 pour son action dans la résolution de la Guerre du Viêt Nam et de la Guerre du Kippour.

En 1976, il revient sur la politique de détente avec les régimes « blancs » d'Afrique établie en 1969. En échange d'une relaxation des relations avec l’Afrique du Sud sur les questions relatives au Sud-Ouest africain/Namibie et à l’apartheid, il se rend à Pretoria où il demande à John Vorster, le premier ministre sud-africain, de faire pression sur Ian Smith, le premier ministre de Rhodésie afin d’obtenir de lui le retour à la légalité internationale et l’application du principe de majorité « One man, one vote » en Rhodésie. Il obtient gain de cause et en septembre 1976, Ian Smith cède sur le principe du gouvernement dirigé par la majorité noire, ouvrant ainsi la voie à une solution politique en Rhodésie.

Mais la victoire en 1976 du démocrate Jimmy Carter aux élections présidentielles ne lui permette pas de poursuivre les pourparlers en vue d'un règlement négocié, c’est son successeur Cyrus Vance qui s’en n’occupera et déboucheront sur un échec). Henry Kissinger quitte son poste de Secrétaire d'État en janvier 1977. Il est le fondateur et actuellement président de Kissinger Associates qui est une entreprise de conseil en relations internationales, elle a pour clients des firmes multinationales qu'elle assiste dans leurs négociations de contrats commerciaux avec leurs clients.

Aujourd’hui il joue un rôle relativement mineur dans les gouvernements américains qui suivent (ayant de mauvaises relations avec George Bush), participant à de nombreux groupes politiques, des commissions, etc. Il exprime régulièrement son point de vue en tant que consultant ou lors de discours, d'articles ou de livres. En 2002, George W. Bush le nomme à la commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, qu'il doit quitter à la suite de dissensions avec les Démocrates.

Zbigniew Kazimierz Brzeziński

Il est né le28 mars 1928 à Varsovie en Pologne est un politologue américain d'origine polonaise. Son père était diplomate de la République de Pologne, en poste au Canada en 1939 il a fait ses études à Montréal puis à Boston. Sa femme, Emilie-Anne Beneš, est la nièce de l'ancien président tchécoslovaque Edvard Beneš. Il a trois enfants, dont l'un, Mark, est avocat et a travaillé de 1999 à 2001 en tant que conseiller pour l'Europe de l'Est et la Russie au conseil de sécurité nationale et sa fille Mika est journaliste à MSNBC. Il devient conseiller politique au Département d'État de 1966 à 1968.

Il fait partie de l'équipe de campagne d'Hubert Humphrey, candidat démocrate à la présidentielle, en tant que chargé des affaires étrangères. Co-fondateur avec David Rockefeller de la commission Trilatérale en 1973, qu'il dirige jusqu'en 1976.

Le rapport de 1975 du Trilatéral est devenu célèbre pour sa distinction entre « intellectuels subversifs » et « responsables » et les « risques » à la démocratie que l'Université pouvait poser. Il a aussi été membre du comité directeur d'Amnesty International, du Conseil des relations étrangères (CFR), de l'Atlantic Council et du National Endowment for Democracy (NED).

Durant la présidence de Jimmy Carter

À partir de la fin 1975, il devient le principal conseiller aux affaires étrangères de Jimmy Carter, critiquant la politique de détente suivie par Nixon et l'URSS, en préférant mettre l'accent sur le processus engagé par les accords d'Helsinki. Il est nommé conseiller à la sécurité nationale de Carter après son élection en 1976. Il participe alors à l'écriture du discours inaugural de Carter, qui envoie un fort signal aux dissidents soviétiques, en rupture avec la politique de détente, ce qui lui vaut des critiques à la fois de Moscou et des États d'Europe de l'Ouest. A l'encontre de la perspective adoptée par le secrétaire d'Etat Cyrus Vance, qui préfère avancer sur le dossier unique du désarmement (SALT), Brzezinski souhaite lier ce dossier à celui des droits de l'homme. Il fait notamment augmenter la puissance des transmetteurs de Radio Free Europe, ce qui contredit de façon provocante la politique Nixon-Kissinger. Il fut ainsi l'un des instigateurs de l'United States Rapid Deployment Forces, dont la création fut publiquement annoncée par Carter en octobre 1979, et qui visait à permettre une intervention immédiate n'importe où dans le monde de l'armée américaine.

Brzezinski voyage aussi à Pékin en 1978 afin d'amorcer la normalisation des relations sino-américaines, prolongeant ainsi la diplomatie du ping-pong initiée par Nixon. Cela eut pour conséquence la rupture des relations diplomatiques, en 1979, avec Taïwan, allié fidèle de Washington. Il est aussi l'un des artisans de l'Opération Cyclone, par laquelle Washington soutient les moudjahidins afghans dès juillet 1979. Brzezinski écrit ne note au président après que celui-ci a décidé d'aider les moudjahidins. Il programme en avril 1980 l'Opération Eagle Claw afin de libérer les otages de Téhéran, dont se fut un échec.

Il devint de plus en plus impopulaire dans l'administration Carter, et se fit huer à la Convention démocrate par les supporters de Ted Kennedy à la candidature présidentielle de 1980.

Sous la présidence de Ronald Reagan

Il critique les colombes du Parti démocrate, appartenant au camp de McGovern et le manichéisme de la vision reaganienne des relations internationales. En 1985, il est nommé membre de la Commission présidentielle sur la guerre chimique. De 1987 à 1988 il est à la Commission mixte du Conseil de sécurité nationale et du Département de la Défense sur la stratégie à long terme des États-Unis. De 1987 à 1989, il fait partie du Conseil du renseignement extérieur pour le président(PFIAB).

En 1988, il soutient la candidature de George H. W. Bush en étant l'un de ses conseillers à la sécurité nationale lors de la campagne. Dix jours avant la chute du Mur de Berlin, il est en visite en URSS, où il se recueille notamment devant le mémorial du massacre de Katyń, et aurait reçu une ovation à l'Académie soviétique des sciences pour avoir demandé à Moscou de reconnaître ses responsabilités dans cet événement.

En 1990, il s'oppose à la guerre du Golfe. Il s'oppose à la première guerre de Tchétchénie, en dirigeant le Comité américain pour la paix en Tchétchénie formé en 1999. Après l'arrivée de Poutine au pouvoir, il se méfie à nouveau de Moscou, devenant l'un des soutiens importants de l'expansion de l'OTAN aux États post-soviétiques.

Sous la présidence de George Bush junior et sous la présidence de Barack Obama

En 1998, il critique la guerre menée par l'administration Bush. Obama le Nomme conseillé aux affaires étrangères lors de sa campagne présidentielle.

Honneurs : Il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'Université Jagellon de Cracovie en 2000.

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Israel Moses Sieff

Il est né le 4 mai 1889 et mort le 14 février 1972, fut un homme d'affaires et pair britannique à vie avec le rang de baron. Il était le PDG de Marks & Spencer de 1964 à 1967. En 1966, il fut créé pair à vie. Il était président du cercle de réflexion et d'influence Political and Economic Planning depuis sa fondation en 1931.

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La Kuhn, Loeb & Co

Etait une banque d'investissement fondée en 1867 par Abraham Kuhn et Solomon Loeb.

Jacob Schiff fit rapidement de la Kuhn Loeb and Co une des banques les plus influentes dès la fin du XIXe siècle. Puis, comme un acteur majeur du financement de l'essor américain du début du XXe siècle, avec sa participation au développement des compagnies de chemins de fer, comme Western Union et Westinghouse. Après la mort de Jacob Schiff en 1920, la banque fut reprise par Otto Kahn et Félix Warburg. Après 1945, toutefois, les méthodes traditionnelles de la Kunh Loeb & Co se montrèrent inadéquates dans le contexte de mutation industrielle de l'après Seconde Guerre mondiale. Le positionnement du groupe sur son marché s'avéra lourd de conséquences.

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Lehman Brothers

C’était une banque d'investissement multinationale proposant des services financiers diversifiés.

La société est créée en 1850 à Montgomery (Alabama), par les frères Emanuel et Mayer Lehman, immigrants juifs allemands ; après la guerre civile américaine, ils déplacent leurs affaires à New York. Ils participent alors au marché de l'échange de coton, au marché naissant pour des liaisons de chemin de fer, et gèrent les affaires financières de conseil. Ils rejoignent la Bourse de New York en 1887.

La société commence ensuite à développer des intérêts internationaux en Europe et au Japon dans l'expertise des opérations bancaires marchandes.

En 1889 ils effectuent leur première émission d'actions. Dans la première décennie du XXe siècle, ils aident financièrement et participent à la fondation de Sears, Roebuck and Company, F.W. Woolworth Company, May Department Stores Company, Gimbel Brothers, Inc. et R.H. Macy & Company.

La compagnie survit à la crise de la grande dépression en se concentrant sur l'aide des bailleurs de fonds privés. Dans les années 1930, ils effectuent l'appel public à l'épargne initiale du premier fabricant de télévision DuMont et aident les fonds de RCA. Ils aident également l'industrie pétrolière naissante, avec des compagnies comme Halliburton et Kerr-McGee. Dans les années 1950, ils participent à la lancée en bourse de Digital Equipment Corporation (DEC, Digital). Ils font l'acquisition de Digital par Compaq.

En 1975, la société acquiert Abraham et Cie, et deux ans après, fusionne avec Kuhn, Loeb & Co pour former Lehman Brothers Kuhn Loeb & Co. Au sein de cette société, une ligne commune est tracée entre les commerçants et les banquiers. Les commerçants ont amené la plupart des bénéfices.

En 1977, elle dut fusionner avec Lehman Brothers pour former la Lehman Brothers Kuhn Loeb Incorporated, puis en 1984 American Express racheta le tout et baptisa cette filiale la Shearson Lehman, abandonnant les marques Loeb et Kuhn. Lewis Glucksman, un commerçant, prend la présidence en septembre 1983 ; les banquiers ont alors quitté la société, qui s'est divisée dans les luttes de puissance.

Steve Schwarzman, président des sociétés de fusions et acquisitions puis la compagnie souffre de cette désintégration, et Glucksman est contraint de vendre la société en 1984.

En 1993, la société est vendue à Travelers Group et redevient indépendante. En 1994, la compagnie émet des actions publiques. Les actions ordinaires de Lehman Brothers Holding Inc. débutent sur la Bourse de New York et dans le Pacifique.

En 2007, elle rachète Marseille République à Lone Star Funds, qui avait investi rue de la République à Marseille. Le siège social se trouvait à New York, et elle possédait d'autres sièges régionaux à Londres et Tōkyō ainsi que divers bureaux à travers le monde. Le 15 septembre 2008,faute de repreneurs suite à la crise financière mondiale née de la crise des subprimes, elle fit officiellement faillite.

Début 2010, un rapport de la justice américaine révèle que depuis 2007, la banque masquait son endettement. Il accuse les anciens dirigeants d'avoir utilisé de façon abusive une technique comptable, le Repo 105, qui a conduit à « présenter un bilan erroné ».

Lehman Brothers spécialiste des actions et des obligations, des études de marché, de capital-investissement et banque privée. Incontournable sur le marché des emprunts d'État américains. Ses filiales comprenaient : Lehman Brothers Inc., Neuberger Berman Inc., Aurora Loan Services, Inc., SIB Mortgage Corporation, Lehman Brothers Bank, FSB, BNC Mortgage, Inc. et le Crossroads Group.

La chute de Lehman Brothers entraîne avec elle la bourse américaine, puis quelques semaines plus tard toutes les bourses mondiales. Pour pallier la crise, certains États nationalisent les pertes engendrées par les banques en difficultés, garantissent les épargnes et vont même racheter les actifs toxiques.

Parmi les banques en difficulté, AXA, qui n'a annoncé que 300 millions d'euros d'exposition à la dette de Lehman, était le premier actionnaire via des fonds pour compte de tiers.

The Goldman Sachs Group, Inc

The Goldman Sachs Group, Inc. également connue sous les noms GS, Goldman et The Firm est une banque d'investissement créée en 1869 dont le siège social mondial est situé au 200 West Street dans le Financial District de Manhattan, à New York. Goldman Sachs dispose de bureaux à New York, Londres, Tokyo et à Paris. Goldman Sachs propose des activités de conseil (fusion-acquisition), de financement d’entreprise et des investissements de capitaux et le commerce de biens. Elle s'est fait connaître du public pour sa fabrication de Produit dérivé financier pendant la Crise des subprimes et la Crise de la dette grecque.

Un peu d’histoire

Goldman Sachs est fondée en 1869 par Marcus Goldman sous le nom de Marcus Goldman & Co. spécialisée en gestion d'effets de commerce et gère jusqu'à 5 millions de dollars américain par an en papier commercial. En 1882, Goldman invite son gendre Samuel Sachs à rejoindre l'entreprise et renomme cette dernière M. Goldman and Sachs. La compagnie croit rapidement dans les années 1880 au fur et à mesure qu'elle gère un capital croissant. En 1885, Goldman recrute son fils Henry et son beau-fils Ludwig Dreyfuss dans l'affaire et renomme la firme en Goldman Sachs & Co. Elle est pionnière dans l'utilisation des papiers commerciaux pour les entrepreneurs.

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1894-1930 : Samuel Sachs

En 1894, Samuel Sachs remplace son beau-père Marcus Goldman. Il l’inscrit à la bourse de New York en 1896. Au début du vingtième siècle, Goldman joue un rôle dans la création des règles d'introduction en bourse (initial public offering, IPO). En 1906, elle génère l'un des plus grands IPO à ce jour, celui de la Sears, Roebuck and Company. Et devient l'une des premières compagnies à recruter massivement des détenteurs de MBA des plus grandes écoles de commerce. Le 4 décembre 1928, la banque crée le Goldman Sachs Trading Corp., une société d'investissement à capital fixe avec des propriétés similaires à celle d'une chaîne de Ponzi. La société échoue à la suite du Krach de 1929, nuisant à la réputation de la banque pour plusieurs années.

1930-1969 : Sidney Weinberg

En 1930, Sidney Weinberg devient associé principal et déplace l'accent de Goldman du négoce vers la banque d'investissement. Il la quitte en 1969. Une autre crise financière s'est produite en 1970, quand la Penn Central Transportation Company a fait faillite avec plus de 80 millions de $ en papier commercial en circulation, la plupart émis par Goldman Sachs. La faillite était de grande ampleur, et les poursuites en découlant ont menacé le capital du partenariat et la vie de l'entreprise. C'est cette faillite qui a entraîné la création de notations de crédit pour chaque émetteur de papier commercial aujourd'hui émises par plusieurs services de notation de crédit.

1969-1976 : Gus Levy

En 1969 Gus Levy prend la tête de la banque. En 1970, Goldman Sachs compte environ 1 300 employés.

1976-1990: John C. Whitehead & John Weinberg

1990-1994: Robert Rubin & Stephen Friedman

En 1990 Robert Rubin et Stephen Friedman prennent la tête de Goldman Sachs. Robert Rubin la quitte pour devenir le 70e Secrétaire au Trésor des États-Unis de 1995 à 1999 pendant l'administration Clinton.

1994-1998 : Jon Corzine

Jon Corzine en prend la tête en 1994. Il la quitte pour devenir sénateur puis gouverneur du New Jersey dans les années 2000. GS est critiquée lors de la crise financière russe de 1998, conseillant la Russie tout en spéculant contre sa capacité à payer sa dette.

1998-2006 : Henry Paulson

Henry Paulson en prend la direction suite à la crise financière russe. Il quitte Goldman Sachs pour devenir Secrétaire au Trésor des États-Unis. La rentabilité moyenne annuelle des fonds propres de Goldman Sachs est de 29 % de 2000 à 2008 : ce chiffre est à comparer aux 19 % du secteur financier américain et au 1 % de la grande distribution.

Depuis 2006 : Lloyd Blankfein

Surnommée Government Sachs tant elle fournit de hauts dirigeants aux États dans le secteur politique, économique et financier :

Autres personnalités de Goldman Sachs

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FMI : Fonds Monétaire International

C’est une institution internationale créé en 1944, regroupant 188 pays, dont le rôle est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté».

Assure la stabilité du système monétaire international (SMI) et la gestion des crises monétaires et financières. Pour cela, il fournit des crédits aux pays qui connaissent des difficultés financières mettant en péril l'organisation gouvernementale du pays, la stabilité de son système financier (banques, marchés financiers) ou les flux d'échanges de commerce international avec les autres pays.

Lors d'une crise financière, pour éviter qu’un pays ne fasse « défaut » (c’est-à-dire que ce pays ne puisse plus rembourser ses créanciers, voire ne plus payer ses dépenses courantes), le FMI lui prête de l’argent le temps que la confiance des agents économiques revienne. Le FMI conditionne l’obtention de prêts à la mise en place de certaines réformes économiques visant de manière générale à améliorer la gestion des finances publiques et une croissance économique équilibrée à long terme.

Les trois grandes missions du FMI sont :

  • d’accorder des prêts aux pays en difficulté financière ;
  • de conseiller les États membres quant à leur politique économique ;

d’apporter une assistance technique et des offres de formation aux États membres dans le besoin.

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BCE : Banque Centrale Européenne

La BCE a été créée le 1er juin 1998 et son siège est à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne.

Elle est chargée d'émettre l'euro comme monnaie commune et unique, de définir les grandes orientations de politique monétaire de la zone euro et de prendre les décisions nécessaires à sa mise en œuvre : maintenir le pouvoir d'achat et la stabilité des prix dans la zone euro.

17 pays de l'Union européenne ont l'euro depuis 1999.

Depuis octobre 2008 et à l'instar de la plupart des banques centrales de la planète, la BCE est entrée dans un cycle de relâchement monétaire, qui se traduit principalement par une baisse de ses taux directeurs, et ce pour faire face à la récession.

  • l’Euro système regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l'Union européenne qui ont adopté l'euro. Dans le cadre de l'Euro système la BCE s'est vue confier les missions autrefois dévolues aux banques centrales nationales : émission de monnaie et politique monétaire7 ;
  • le Système européen de banques centrales(SEBC) comprend la BCE et les BCN des vingt-sept États membres de l'UE, c'est-à-dire que, par rapport à l'Euro système, il comprend en plus les BCN des pays qui n'ont pas adopté l'euro. Les BCN des États membres ne participant pas à la zone euro jouissent au sein du SEBC d'un statut particulier : elles sont habilitées à conduire une politique monétaire nationale autonome, mais elles ne participent pas à la prise de décisions de la politique monétaire de la zone euro ni à sa mise en œuvre.
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