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Que fut ma stupéfaction de voir un article sur se thème, moi, qui aime l'histoire du docteur Frankenstein du livre de Mary Shelley.

Redonner la vie à des morceaux de corps morts. Woiouu ! la fiction rejoindrait-elle la réalité ?!

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero affirme que d’ici deux ans, on pourra transplanter la tête d’un patient tétraplégique ou avec un cancer métastasique sur le corps d’un mort. L’expérience a déjà été partiellement réussie sur des singes dans les années 1970.

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero

Voyon cela :

Les chercheurs essaient de recréer les organes entiers à l’aide de cellules souches.

Pour le cerveau, le créer artificiellement in vitro ne lui conférerait pas les souvenirs et les traits caractéristiques associés à la personne.

Alors que faire ? le neurochirurgien italien Sergio Canavero estime dans un article paru dans la revue Surgical Neurology International que le dénouement est proche. Il l’affirme : d’ici deux ans, on pourra transférer la tête d’un être humain sur le corps d’un autre grâce au Projet Heaven.

Une greffe de corps déjà réalisée sur des singes

Le neurochirurgien américain Robert White (1925-2010) en est l’instigateur. Dans les années 1960, il réussissait à faire vivre un cerveau en dehors du corps quelques heures. Il tenta également l’expérience in vivo chez le chien : connecté au corps d’un animal, le cerveau continuait à vivre, même si on ignore encore si la conscience avait également été transplantée.


Dans les années 1970, il est devenu célèbre en transférant tout entière la tête d'un singe sur le corps d’un autre. Cette première tentative a permis au greffé de ne vivre que quelques heures seulement, mais avec un peu de perfectionnement et de pratique, les animaux semblaient vivre plus longtemps.

Seul hic, et de taille : si les singes semblaient conscients et gardaient leurs sens en éveil, il était impossible de reconnecter les moelles épinères du donneur et du receveur. Ainsi, les primates étaient paralysés en dessous du cou. Robert White prédisait donc que le jour où l’on réussirait à connecter le tissu nerveux, la technique serait applicable à l’Homme.

C’est désormais le cas, affirme Sergio Canavero explique qu’en mettant en contact les deux extrémités de moelle épinière dans une solution composée de deux polymères que sont le polyéthylène glycol et le chitosane, il est possible de faire fusionner les cellules nerveuses. Ce qui manquait à Robert White serait maintenant à notre portée. Il prévoit de s’entraîner sur des singes, puis sur des cadavres humains, avant d’être prêt à tester le procédé grandeur nature d’ici deux ans.

Mais qui cela concernerait-il et comment l’opération se déroulerait-elle ? Cette greffe serait ouverte à des patients tétraplégiques, ou des personnes atteintes d'une maladie mortelle ou fortement invalidante touchant des régions autres que la tête. Cancéreux en phase terminale, diabétiques avancés ou des patients ayant de multiples organes défaillants pourraient y prétendre.

Dans un premier temps, la tête du receveur est placée en hypothermie, à 15 °C, de manière à diminuer le métabolisme du cerveau et limiter les dégâts le temps du transfert. On sectionne au niveau du cou les muscles, les vaisseaux sanguins, la trachée et l’œsophage, tout en prenant soin de garder la thyroïde. On réalise la même opération sur un patient en état de mort cérébrale, dont le corps est intact.

Une fois ces opérations effectuées, la moelle épinière est tranchée à l’aide d’une lame extrêmement fine, de manière à abîmer le moins possible le tissu nerveux.

À ce stade, la tête est dans un état dit de mort contrôlée. On la replace rapidement sur le corps du donneur et on reconnecte les moelles épinières, en appliquant le traitement spécial à base de polymères. Puis les vaisseaux, muscles et autres tuyaux sont branchés.

À l’aide d’un traitement immunosuppresseur, on essaye d'éviter le rejet de la greffe. À son réveil, le patient bénéficie d’un suivi psychologique pour accepter son corps et d’une rééducation pour apprendre à s’en servir convenablement.

Pour finir :

Les lois de bioéthique n’avaient effectivement pas statué sur ce genre d’opérations, tout simplement parce qu’elles ne paraissaient pas réalistes. Se pose alors le problème de la reproduction : en théorie, le système sexuel fonctionne, mais les gamètes auront le patrimoine génétique du donneur, et non du receveur.

On peut imaginer une nouvelle forme de chirugie plastique, le changemant de corp !

Ou, va la folie de l'homme ?

Tag(s) : #gabriel